Histoire de la commune


De l'oppidum mérovingien... au village d'aujourd'hui.

 

Des origines au Moyen-âge

Le toponyme « La Pomarède », d’origine végétale, signifie en occitan médiéval « La Pommeraie ». Son premier témoignage manuscrit remonterait à l’an 1091 sous la forme : «  La  Pomareda ».
La Pomarède constitue l’une des rares localités du Lauragais faisant l’objet d’une mention dés le XIème siècle. A cette époque, on présume qu’il s’agissait d’un habitat ecclésial centré sur l’actuel cimetière communal, situé à 300 mètres au Nord-Est du village. 
Ce modeste monticule devait abriter un lieu de culte, cité en 1257 comme «  l’église vieille », et sa nécropole.
Selon un processus bien connu, à cette église primitive s’y serait substitué une nouvelle sur le site de l’actuel La Pomarède choisi alors par la communauté villageoise comme nouveau lieu de vie, avant le milieu du XIIIème siècle. Toutefois, le cimetière a subsisté à son emplacement d’origine.

Du Moyen-âge à la Révolution

Comme le rapporte la «  chanson » de la croisade albigeoise, en 1211, le château de La Pomarède a subi l’assaut des croisés . Au bout de quelques jours de siège, les fossés furent comblés par les assaillants. Mais, alors que la forteresse était sur le point de tomber, les assiégés s’échappèrent nuitamment à la faveur d’une brèche qu’ils avaient ménagé dans le rempart. A cette même date, La Pomarède fait effectivement partie des places fortes acquises à la cause du comte de Toulouse contre Simon de Montfort. (lire l'article sur les Cathares)
Pendant la guerre de Cent ans, il voit passer les troupes des Anglais, puis celles du roi de France conduites par Du Guesclin.
Enfin, les registres de l’Inquisition recensent quelques pomarèdois comme « hérétiques », au milieu du XIIIème siècle.

Le seigneur de La Pomarède ne sera jamais nominativement désigné avant le milieu du XIVème siècle, lequel est alors Aimeri de Roquefort (1347). Au siècle suivant, les vicomtes de Caraman lui succèdent. Durant la seconde moitié du XVème siècle, la baronnie de La Pomarède fut séparée du patrimoine des Caraman pour échouer à  Antoine de Carmaing. Cette branche s’éteignit en 1552 lorsque Marguerite de Carmaing épousa Jean de  Saint-Etienne, gouverneur du château de Penne.
En 1627, en pleine guerre de religion, le Duc de Rohan et ses troupes protestantes passent le Col de La Pomarède, dit de l’Homme Mort (altitude 305 m)   pour aller à la rencontre des troupes catholiques conduites par Montmorency.
En 1724,
Marie de Saint-Etienne de Caraman, baronne de La Pomarède , apporta en dot le domaine au descendant d’une des plus célèbre famille de la conquête albigeoise : Jean-Emeric de Bruyères-le-Châtel et Joyeuse.

De la Révolution à nos jours

Durant la période révolutionnaire, le comte de Bruyères confia ses biens aux Reverdy jusqu’à son retour d’immigration. Ainsi, le château évita d’être saisi comme bien national.
La tradition locale rapporte qu’à la fin du premier Empire, pendant la campagne de 1814 qui opposa Wellington à Soult, un cantonnement d’anglais aurait été établi à environ 1 km au Sud du village (propriété privée). A cet emplacement, une fontaine aujourd’hui dite « des Anglais » aurait assuré le ravitaillement en eau des chevaux et des hommes. On suppose que les proches abris naturels ménagés dans la roche ont pu permettre leur hébergement.

Au début du XIXème siècle (1817), les Bruyères s’allièrent à l’illustre famille Mauléon-Narbonne et en 1841 le domaine passa aux mains du marquis Louis d’Auberjon, de Saint-Félix, lors de son union avec Félicité de Mauléon, Jeanne-Marie-Louise d’Auberjon (1883-1968), épouse de Louis Marie Nicolas Ernest Maurin de Brignac, incarne la dernière châtelaine de la Pomarède. C’est elle qui vendit le château, en 1950, à la municipalité.

Outre le château, le seigneur de La Pomarède détenait trois métairies nobles (La Garrigue, Les Votes, La Cabrerie) et trois arrières fiefs (La Ramejanne, l’En Ratié, L’Entheulet).

...quelques "vues d'antan"

Située en territoire rural principalement voué à l’agriculture, la commune était qualifiée en ces termes significatifs au XIXème siècle : « A La Poumarédo pas d’argen é paouc de mounédo » - « A La Pomarède, point d’argent et peu de monnaie »

Merci à tous ceux qui ont contribué (hier et aujourd'hui) à la collecte de ces informations, qui ne sont malheureusement pas toutes confirmées.

La Pomarède, le 3 septembre 2008