Patrimoine de la commune


Patrimoine architectural 

La Pomarède s’étend sur les premières assises de la Montagne Noire, à la lisière des départements de l’Aude et de la Haute-Garonne. Elle est installée en pays Lauragais, à mi-chemin entre les villes de Castelnaudary (Aude) et Revel (Haute-Garonne).
Le village, lui-même, ne présente pas d’éléments architecturaux remarquables à l’exception de deux linteaux finement sculptés. Ces derniers, situés au Sud de l’église, sont décorés en relief d’un répertoire iconographique géométrique et végétal (feuilles de chêne, marguerites, disques, …). Ils ont été soigneusement exécutés par un tailleur de pierre alors propriétaire de l’habitation, au XIXème siècle.
Enfin, le puits de la Croze est implanté à environ 200 mètres au sud-est du bourg, en contrebas du lotissement de villas. Il constituait la principale réserve d’eau de la communauté villageoise. Ce petit édifice, voûté en plein cintre, est réalisé en briques plates (XIXème siècle).

L'ÉGLISE                         

L'église Saint Christophe, située au cœur du village et en contrebas du château, date d'avant le milieu du XIIIéme siècle (peut-être même à l'origine une église pré-romane ?) où elle a remplacée « l’église vieille » qui se trouvait près du cimetière. En 1317, elle est rattachée au diocèse de Saint Papoul.

La nef est soutenue par trois arcs doubleaux brisés et dispose de trois chapelles latérales voûtées sur croisées d'ogives. Le chœur au chevet plat est fermé par un appui en fer forgé du XVIIIéme siècle. Elle est dotée d'un portail néo-gothique et d'un mur clocher de typique du Lauragais, ce qui est remarquable car toutes les églises alentour ont des clochers traditionnels. Le clocher à pignon triangulaire est percé de trois baies campanaires à plein cintre et sa cloche unique a été parrainée en 1732 par Jean-Emeric de Bruyères, seigneur de La Pomarède.

Outre ses vitraux modernes (verre et béton) du maître verrier Henri Guérin, datant de 1963, un tableau de Louis-Marie-François Jacquesson de La Chevreuse (Toulouse, 1839- Paris, 1903) et un ancien mécanisme d'horlogerie pour la cloche.
Notre église possède aussi un bénitier en marbre rose de Caunes-Minervois datant de 1752.

 

LE CHÂTEAU  

Juché sur la partie sommitale d’une colline boisée, qui a peut-être servie de base à un oppidum mérovingien, le château féodal a subit d’importants remaniements, essentiellement du XIXème siècle à nos jours. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1995.
Au milieu du XIIème siècle (1158), il est sous la dépendance de Sicard de Laurac, famille renommée qui va s’attacher à donner une existence politique et une unité au Lauragais, jusqu’au XIIIème siècle.
En 1316, le seigneur du lieu aurait baptisé la tour Sud-Ouest « Tour Jean XXII » en l’honneur du second pape d’Avignon, Jacques Duèse (1316-1334). Celui-ci aurait séjourné en ses murs lorsqu’il serait venu fonder le diocèse de Saint-Papoul auquel était rattaché la localité.
Une autre tradition, relayée par une source bénédictine en 1759, fait état de la (re)construction du château par Jean XXII lui-même « pour un de ses neveux ». Cette version semble plausible car, au début du XIVème siècle, Arnaud Duèse, vicomte de Caraman, est effectivement le neveu de ce souverain pontife. Or, les seigneurs de Caraman sont attestés officiellement comme seigneur des lieux au XVème siècle.

Vers le milieu du XIXème siècle, les tours et échauguettes du monument auraient été arasées. Vers 1904, la plus haute tour vit la restauration intempestive de sa plate-forme crénelée soutenue par une série d’énormes corbeaux quadruples. La portion centrale des bâtiments Sud a été reconstruite au XIXème siècle, transformée en école vers 1952 et réhabilitée en mairie et en bureau de poste en 1998. Les bâtiments Nord, à l’exception de la haute tour, ont également perdus leurs caractères médiéval et présentent désormais une élévation du XIXème siècle du type « maison de maître » (actuellement hôtel/restaurant).  

Le château est encerclé par un large mur d’enceinte mesurant 50 m de long dans son axe  Nord/Sud. Il revêt une forme trapézoïdale agencée autour d’une vaste cour centrale. L’espace intérieur couvre une superficie de près de 3000 m2. Deux imposantes échauguettes flanquent les angles nord-est et sud-est : au Nord-Est, celle-ci, circulaire, est similaire à celles du donjon d’Arques. Elle prend appui sur trois arceaux ancrés dans les murs de la courtine et sur deux contreforts. Celle du sud-est, à cinq pans, est épaulée par un contrefort d’angle. Une série de consoles en encorbellement assure la transition entre la section rectangulaire du contrefort et le plan  pentagonal de l’échauguette, rappelant en cela les ouvrages du château de Quillan. Ces remarquables échauguettes sont datées du XIVème siècle.

 L’aile Nord est composée de la haute tour quadrangulaire et d’un corps de bâtiment abritant au rez-de-chaussée, la salle du restaurant remarquable pour son plafond « à la française » orné des armoiries de la famille d’Auberjon (XIXème siècle). L’aile Sud comporte un autre corps de bâtiment comprenant l’ancienne  « Tour Jean XXII » (privée) et un édifice que la tradition locale attribue à tort, à l’ancienne chapelle seigneuriale. Occupant l’angle Sud-Est, il correspond vraisemblablement à la partie la plus ancienne du château. Solidaire de l’enceinte, son parement régulier est attribué au début du XIVème siècle. Ce dernier s’ouvre sous un arc fortement brisé chanfreiné. L’ensemble est constitué de claveaux minutieusement appareillés (actuel local communal).

 L’entrée cochère, remaniée en plein cintre à l’époque moderne, est ménagée dans le rempart Est. Elle dessert la cour centrale par un pont (XVIIème siècle), aujourd’hui dormant, à trois arches qui enjambe le fossé défensif. Au Sud-Ouest, une porte (actuellement fermée) permettait d’accéder au village, depuis la cour, en empruntant un escalier puis un passage couvert.

 L’essentiel du château est solidement construit en moyen appareil de grès, disposé en assises relativement régulières. Il est sporadiquement percé d’archères médiévales, dont certaines « à étrier » et « à bêche » caractéristique  du début du XIVème siècle. On note encore une unique baie lancéolée de style gothique appartenant à la même période, sur la face septentrionale de la haute tour.  
Initialement, un vaste fossé défensif, précédé d’une levée de terre à l’Est, entourait la forteresse. Celui-ci est encore parfaitement conservé sur les flancs Nord et Est, tandis que les portions Sud et Ouest sont aujourd’hui occupées par des maisons d’habitations et la rue principale. Ce fossé devait être en eau comme l’atteste la représentation qui en est donnée sur un plan de 1836.

Un doute subsiste quant à savoir si l’enceinte enserrait seulement le château ou intégrait également l’agglomération, constituant alors un véritable habitat castral (village fortifié).

Sites naturels et promenades

De nombreuses promenades sont possibles pour découvrir les sites locaux.

LE LAC

Situé en partie sur l’emplacement du gisement d’argile épuisé de « La Tuilerie », à 1,5 km au Nord-Ouest du village , le lac de « Malfrette » a été aménagé depuis 1990. Une année plus tard, l’association Tourisme et Nature de La Pomarède a été créée pour l’aménagement et l’entretien des abords du lac. Ces aménagements sont mis à la disposition des habitants de la commune et des environs ainsi que pour le tourisme local. Cette association s’occupe également de la pêche ; plusieurs lâchers de truites sont effectués chaque saison.

D’une superficie de 13 hectares et d’une capacité d’environ 8000m3, cette retenue collinaire à usage agricole est devenue un lieu de promenade touristique équipé d’une aire de pique-nique. Elle constitue aussi un site de pêche réputé pour ses brochets, sandres, black-bass et truites.

Le plan d’eau est divisé en deux ensembles : un grand et un petit lac. Un sentier longe les berges du grand bassin jusqu’à la digue tandis que l’autre rive est accessible par une passerelle qui enjambe le déversoir. Colverts, hérons cendrés, etc… peuplent cette retenue d’eau bucolique.  

LES PROMENADES

Une boucle de randonnée pédestre de 5km de long permet, à partir du château, d’effectuer le « Tour du lac » ou une ballade en chemins forestiers, selon votre humeur.
Une autre randonnée intéressante dans le cadre du tour de Pays est de parcourir "le Lauragais en pays cathare" dont deux étapes passent par La Pomarède :
voir la fiche éditée par l'ADATEL.

Repos et gastronomie

Et bien sûr de quoi se sustenter et se reposer...

L'HOSTELLERIE DU CHÂTEAU

Situé dans l'enceinte du château cathare du XIe siècle, Gérald et Nathalie Garcia vous accueillent dans leur hôtel-restaurant gastronomique référencé dans différents guides de renom.

Lors de votre visite, ils vous convient à leur table et vous offrent, le temps d’une pause gourmande, de goûter à leurs spécialités.

http://www.hostellerie-lapomarede.fr/

LA CABRERIE

Situé à l'entrée du village, ce gîte, tenu par Jeanette et Peter, vous permettra de vous ressourcer dans le calme discret de ce coin du Lauragais.

Contact :


 
Peter & Jeanette Hughes
La Cabrerie
11400  La Pomarède
jeanette.hughes@wanadoo.fr


 

LES VOLUBILIS

Pour un séjour dans le Lauragais, Aimé et Michèle MARC sont heureux de vous accueillir dans leur gîte des "Volubilis".

http://lacammassette-gite.wifeo.com/

Contact :


 
M. et Mme Marc
La Cammassette
11400 La Pomarède
Tél : 05 61 83 02 21
m.a.marc@orange.fr


Pour tous renseignements, s'adresser au point Multiservices dans la cour du château.

La Pomarède, le 6 mars 2011